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Emprunter l’enfant de Dieu

Michael Eberly

Lamp and Light | Jun 16, 2026

Summary

Aucun enfant ne nous appartient vraiment, Dieu nous prête simplement les Siens.

Emprunter l’enfant de Dieu (PDF)

Quand on prête quelque chose à quelqu’un, dans quel état veut-on le récupérer ? On le veut en bon état et en état de marche. « Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent » (Matthieu 19:14). Le défi pour nous consiste à savoir comment nous pourrions être des disciples tout en empêchant nos enfants de venir à Jésus et d’entrer au ciel ?

Lorsque l’on réfléchit à l’éducation des enfants, c’est souvent plus à la formation des parents que celle des enfants que l’on pense. Les parents doivent commencer par avoir les bonnes idées sur la façon d’éduquer leurs enfants. Le Martyrs Mirror rapporte une lettre qu’un homme emprisonné a écrite à sa femme. Son plus grand souci n’était pas d’être libéré de prison, mais plutôt de lui donner des conseils sur l’éducation de leurs enfants. Il l’encourageait à ne pas relâcher la discipline en prenant prétexte de son absence. Il lui donnait des conseils sur les relations avec les enfants non croyants du voisinage. « … les pères sont la gloire de leurs enfants » (Proverbes 17:6). Ce père a donné un excellent atout à ses enfants, qui avaient un repère fiable à suivre : un exemple d’attention désintéressée pour leur bien-être spirituel.

Jérémie 35 donne un autre exemple remarquable. Dieu a envoyé Jérémie tester les Récabites en leur servant du vin. Leur père leur avait donné l’ordre strict de s’abstenir de boire du vin, et c’est tout à leur honneur, ils ont refusé. Ils étaient prêts à renoncer au vin et même à d’autres choses que nous considérons comme pratiques, légitimes, voire essentielles. Pourquoi ? Leur père leur avait donné cette consigne ! Ils ne se sont pas laissés aller à l’apitoiement sur eux-mêmes ou au découragement lorsque des difficultés se sont présentées. Quelle a été leur récompense ? Dieu a promis : « … Jonadab, fils de Récab, ne manquera jamais de descendants qui se tiennent en ma présence » (Jérémie 35:19). C’est une promesse à laquelle nous pouvons tous prétendre. Il est vrai qu’à mesure que nos enfants grandissent, ils prendront leurs propres décisions, mais même adultes, ils ne pourront pas échapper à l’éducation qu’ils ont reçue. Si on fait notre part au mieux, Dieu l’honorera, et on aura [probablement] une postérité qui se tiendra devant Lui.

C’est une chose de mettre des enfants au monde. Mais la véritable question est : « Est-ce que je prépare mes enfants à quitter ce monde ? » Comment pouvons-nous donner à nos enfants les clés du succès spirituel ? « La verge et la correction donnent la sagesse […]. Châtie ton fils, et il te donnera du repos, et il procurera des délices à ton âme » (Proverbes 29:15 et 17). Pour faire des reproches et donner des corrections qui mènent à la rédemption, il faut avoir une vision, mais cela apporte du repos et de la joie. « Quand il n’y a pas de révélation, le peuple est sans frein ; heureux s’il observe la loi ! » (Proverbes 29:18).

Les enfants peuvent parfois mettre leurs parents dans l’embarras, mais le vrai problème, c’est que, lorsqu’un enfant n’est pas corrigé, « … l’enfant livré à lui-même fait honte à sa mère » (Proverbes 29:15).

Paul donne une autre clé pour bien éduquer les enfants dans Colossiens 3:21 : « Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent . » Une façon de les mettre en colère, c’est de ne pas remplir notre rôle en matière de discipline. Cela finira par les décourager. Une autre possibilité est que nous poussions nos enfants à subir la colère de Dieu en ne leur apprenant pas à faire le bien. Paul souligne dans 2 Corinthiens 12:14 que les parents ne transmettaient pas leur héritage. Ces versets sont parfois considérés comme faisant référence à l’héritage physique, mais le contexte suggère plutôt des dispositions spirituelles. En tant que parents, sommes-nous en train de constituer un trésor spirituel dans l’esprit de nos enfants qui les conduira vers Dieu tout au long de leur vie ?

Pour transmettre quelque chose, on doit d’abord le posséder soi-même. D’où tirons-nous cet héritage ? Certains livres sur l’éducation des enfants sont écrits selon les principes bibliques ; beaucoup de livres profanes mélangent des éléments justes à de nombreuses erreurs. « … le père fait connaître à ses enfants ta fidélité » (Ésaïe 38:19). Les enfants qui ont des parents fidèles disposent d’une ressource précieuse pour construire un trésor spirituel pour leurs enfants. « Lève-toi, pousse des gémissements à l’entrée des veilles de la nuit ! […] Lève tes mains vers lui pour la vie de tes enfants qui meurent de faim aux coins de toutes les rues ! » (Lamentations 2:19). Nous devons crier vers Dieu pour qu’Il nous aide et qu’Il nous guide. Nos parents, notre famille spirituelle, la Parole de Dieu et Son Esprit sont nos ressources les plus précieuses. Aujourd’hui, les livres encouragent les enfants à se sentir bien dans leur peau. On doit leur apprendre à faire le bien, et alors ils sentiront qu’on les approuve et que Dieu les approuve.

Certains sont confrontés à une situation difficile quand un enfant plus âgé dans la maison a une mauvaise influence. Dieu accorde une grande importance au fait de garder le mal hors de la maison et de l’Église, comme le montre le jugement prononcé dans Deutéronome 21:18-21. Mais il y a une pensée qui donne à réfléchir au verset 18 : « après qu’ils l’ont châtié ». Avant de demander à notre enfant de quitter la maison à cause de son influence, nous devons nous regarder nous-mêmes. Nous avons peut-être discuté et fait des suggestions. Nous avons peut-être donné des directives et des conseils. Mais a-t-on donné des directives claires et puni la désobéissance ?

L’amour doit être le moteur de toutes nos directives et corrections. Il ne s’agit pas d’un amour bon marché, mais d’un amour qui exige l’obéissance, un amour qui est prêt à faire tout ce qu’il faut pour aider l’enfant à trouver la vérité. Dieu était prêt à tout donner pour nous. Comment pourrions-nous donner moins pour les enfants qu’Il nous a confiés ? Les esclaves servent par crainte. Les mercenaires servent pour un salaire. Les fils servent par amour. Nos enfants obéissent-ils par crainte, dans l’espoir d’un gros héritage, ou parce qu’ils voient que nous sommes prêts à tout pour leur enseigner la vérité ?

Cet amour devient évident dès le plus jeune âge, lorsque nous prenons nos enfants dans nos bras, non seulement lorsqu’ils pleurent, mais parce que nous aimons les tenir dans nos bras. Les pères devraient les prendre lorsqu’ils se détendent dans leur fauteuil ou lorsqu’ils travaillent à leur bureau. Leur travail n’est peut-être pas aussi efficace, mais leur éducation, si. Les enfants doivent parfois apprendre à attendre, mais pouvons-nous mettre de côté avec joie notre magazine agricole ou commercial pour leur faire la lecture ? Nous devons câliner nos enfants, sans les dorloter ni les gâter.

On prend aussi le temps de jouer avec eux. Cela peut consister à s’asseoir par terre pour jouer avec des tracteurs ou avec des poupées. Parfois, les mamans peuvent « garder » les poupées de leurs filles pendant qu’elles préparent le dîner ou font des biscuits. Il n’y a pas de mal à avoir une poupée assise à côté sur le plan de travail. Certaines histoires peuvent nous sembler trop insignifiantes ou imaginaires pour être intéressantes, mais on doit saisir les occasions de les écouter. Les enfants doivent apprendre à ne pas interrompre, mais les parents doivent prendre le temps d’écouter leurs histoires et de regarder leurs petits projets. En plus, lorsque l’on prend du temps pour eux, ils sont beaucoup plus prêts à nous rendre service. Nous devons garder en tête que pour un enfant, l’amour s’écrit T-E-M-P-S.

Notre amour se voit dans la façon dont nous réagissons aux erreurs de nos enfants. Mères, comment réagissez-vous quand on casse un plat en débarrassant la table ou en faisant la vaisselle ? Pères, que faites-vous lorsque votre fils passe la tondeuse sur un piquet ou un buisson ? Nettoyer les morceaux de verre et réparer le matériel, ça prend du temps et de l’argent. Les dégâts causés par une erreur commise de bonne foi auront des conséquences différentes de ceux causés par la bêtise ou la négligence dans le cadre d’une tâche qu’un enfant devait accomplir. Quoi qu’il en soit, notre réaction doit être la même. N’élevez pas la voix et ne vous mettez pas en colère. La tentation de rabaisser quelqu’un peut surgir presque plus vite qu’on ne peut l’arrêter, mais vous devez faire preuve de patience, comme notre Père le fait avec nous.

Les occasions d’éduquer nos enfants sont nombreuses lorsque nous les faisons participer à notre travail. Oui, aller en ville si on emmène nos deux enfants avec nous prend plus de temps, puisqu’il faut les détacher en arrivant au magasin et les attacher à nouveau pour le trajet du retour. Mais sinon, comment pourrions-nous apprendre à nos enfants à interagir avec le monde ? Lorsqu’ils sont avec nous, nous pouvons les protéger et leur apprendre où aller et quoi faire. Les mamans peuvent apprendre à leurs filles comment faire les courses et reconnaître les vraies bonnes affaires. Elles peuvent leur montrer quoi dire et comment interagir avec les gens. Cela prend du temps, mais c’est du temps passé à éduquer nos enfants. Ils vont nous tester lorsque nous sommes absents. Nous devons punir les infractions, mais nous devrions le faire à la maison. Si le problème est assez grave, on devra peut-être rentrer avant d’avoir terminé nos courses. Cela voudra probablement dire qu’on ne les éduque pas assez à la maison.

Amener nos enfants avec nous peut être l’occasion de leur apprendre à dire merci. Si le guichetier de la banque ou le vendeur du magasin leur offre des sucettes, nos enfants doivent savoir dire merci. Une méthode efficace pour le leur apprendre consiste à leur faire rendre la sucette s’ils ne le font pas. Le vendeur sera peut-être content de leur laisser malgré tout, mais lorsque des enfants sont assez grands pour parler, ils doivent savoir dire merci. Certains vendeurs apprécieront que nous exigions de la gratitude, car ils comprendront qu’un parent apprend à son enfant à bien se comporter en public. Cette habitude à dire merci peut d’abord être enseignée à la maison. Les enfants disent-ils merci des repas familiaux ? Si un enfant ne veut pas le faire, quelles solutions s’offrent à nous ? On peut s’asseoir à table avec lui jusqu’à ce qu’il soit prêt. En lui apprenant à dire merci, on peut aussi s’assurer qu’il regarde la personne à qui il dit merci.

Est-ce que vous tenez la main de votre enfant ou est-ce votre enfant qui tient votre main ? Il y a une grande différence entre les deux situations. Un jour, vous ne pourrez plus lui tenir la main, c’est donc à lui de tenir la vôtre. Cela ne se fera pas de force, mais parce qu’il le voudra.

— Extrait d’un message de Michael Eberly

“Borrowing God’s Child”
Eastern Mennonite Publications

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